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Consilium

Jeudi 1 mars 2007

 

par Sylvie Baille, coach, maître-praticienne en PNL et formatrice spécialisée en éducation des adultes, co-fondatrice de la Coach Academie

 

 

     Comment se fait-il que certaines personnes sachent organiser leur temps pour profiter au mieux de leur vie, alors que d'autres courent sans cesse après la minute qui manque, l'heure perdue, la journée à rattraper, etc... ? Se pourrait-il que les premières sachent vivre où la vie se passe, ici et maintenant ?

     Voici une métaphore sur le thème du temps : imaginez une banque qui crédite chaque matin votre compte de 86 400 euros et qui, chaque soir, retire du compte tout ce que vous n'avez pas dépensé : que feriez-vous ? Bien sûr, chaque jour, vous retireriez la somme jusqu'au dernier centime ! Et bien vous possèdez ce drôle de compte dans une banque qui s'appelle « le Temps ». Chaque matin, vous avez un crédit de 86 400 secondes et chaque nuit, le compteur est remis à zéro : vous perdez définitivement tout ce que vous n'avez pas utilisé et l'horloge tourne sans retour possible. Ainsi, comment allez-vous utiliser le « crédit » de ce jour ? Comment allez-vous l'investir pour en tirer le meilleur parti en termes de santé, de bonheur et de réussite ? Que vaut pour vous une année ? Un mois ? Une semaine ? Un jour ? Une heure ? Une minute ? Une seconde ? Vous êtes-vous déjà posé la question ? Et quelle est pour vous la réponse ? Chaque moment est un trésor. Ne le partagez pas n'importe comment ou avec n'importe qui. Et souvenez-vous que le temps n'attend jamais personne. Hier, c'est de l'histoire. Demain, c'est du mystère. Aujourd'hui est un cadeau, c'est pourquoi on l'appelle « le présent » ! 

     Que nous dit cette métaphore ? Elle nous demande de prendre conscience de la réalité du temps qui passe. Et de son irréversibilité. C'est une prise de conscience qui peut être source d'angoisse : le temps s'écoule et moi aussi, le temps passe et je passe avec lui. Prendre conscience du temps qui s'égrène, c'est aussi prendre conscience de sa finitude, et c'est pour chacun de nous une  réalité à apprivoiser. Pourtant, n'est-ce pas justement cette limite de notre temps de vie qui valorise chaque instant, qui lui donne une densité particulière ? Plus nous nous permettons de lever le déni de notre finitude et plus le seul fait d'être animé d'une force de vie (ce grand mystère) fait de nous le détenteur d'un trésor. Et il semble soudain indécent de dilapider ces richesses en ruminations du passé, en projections dans le futur, en conflits inutiles, en compulsions diverses, en frustrations de toutes sortes.

     Se former pour devenir coach, c'est entre autres travailler à réduire ces projections dans le passé et l'avenir pour se rendre de plus en plus disponible là où les choses se passent, là où la relation se crée, là où la prise de conscience et le désir de décider de soi s'enracinent : au présent, ici et maintenant. Le coach travaille avec ce qu'il y a de plus vivant chez son client : son éternelle présence dans l'instant.

 

 

               extrait de la Newsletter n°35 de la Coach Academie

Par Noé
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Jeudi 8 mars 2007

 

Aimé Jacquet, sélectionneur de l'équipe de France de football championne du monde 1998

 

     

     Etre rigoureux, bien sûr, c’est essentiel. Cette rigueur, il faut d’abord se l’imposer à soi-même et ne pas tricher. Si on n’aime pas les gens, on a du mal à les faire travailler ensemble, il faut les soutenir, les aider, les accompagner. Mais il ne faut pas pour autant avoir peur de les affronter, ils aiment le langage de la vérité, c’est-à-dire des mots directs et efficaces. Pour ma part, j’ai toujours dit à mes joueurs ce que je pensais, et ils ne l’ont jamais appris par le journal du lendemain ou par quelqu’un d’autre. C’est essentiel pour ne pas les perdre en route. 

     L’autre point clé pour un coach, c’est d’être toujours dans l’écoute : il faut savoir perdre du temps en discussions et en échanges pour en gagner. Ensuite, les gens s’impliquent plus vite et plus fort et plus solidairement dans le projet. Entrainer, c’est à 70% du relationnel, de la préparation, bref du boulot. L’entrainement proprement dit, c’est le moment de plaisir, de la détente.

      Le coach doit aussi garder à l’esprit que le talent, ça s’associe, ça ne s’ajoute pas. Que ce soit pour les joueurs ou le staff, tout le monde (y compris le balayeur) est important. Quand j’entraînais, la première personne que j’allais voir le matin, c’était le jardinier. Je discutais avec lui, je prenais parfois le petit déjeuner : je peux vous dire que mes pelouses étaient nickel.   

 

     Enfin, pour rester efficace, le coach doit être attentif aux méthodes des autres et, dans l’équipe, chercher  toujours à bousculer, à interpeller, à aiguillonner, car l’humain a tendance à s’endormir.

  

Par Noé
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Mardi 3 avril 2007

 

de Sylvie Braille, coach et cofondatrice de la Coach Academie

     

 

   Chaque personne porte en elle des capacités créatrices. Ces capacités peuvent s’exercer dans des domaines très différents : dans une activité artistique bien sûr, mais aussi dans notre espace privé au quotidien, et bien sûr dans le champ professionnel. D’ailleurs, la créativité est une caractéristique constante des leaders. La créativité, c’est cette capacité à faire d’une manière originale, c’est-à-dire d’une manière qui origine de nous, qui est unique puisque nous sommes uniques. Il est intéressant de libérer ce potentiel créatif pour enrichir la qualité de notre vie, pour délaisser les solutions communes quand elles ne nous conviennent pas ou pour répondre à des questions inédites. 

   Pour accroître notre confiance dans cette capacité à créer, il est nécessaire de faire, de pratiquer, de tester. Des recettes, des savoir-faire sont disponibles en quantité, nous pouvons déjà nous familiariser avec des méthodes qui vont amorcer la dynamique créative et nous éviter bien des essais-erreurs. Et comme un muscle se développe par l’exercice, nos capacités quelles qu’elles soient, se développent avec la pratique pour devenir peu à peu des compétences.  Que cette créativité soit utilisée pour construire des solutions, pour réaliser des produits ou des œuvres, ou pour générer de nouveaux concepts ou objets, elle a besoin de conditions pour se déployer.  Ce qui bloque le plus souvent le processus créatif, c’est le manque de contact avec soi-même. Pour dépasser ce blocage, nous pouvons prendre conscience de ce qui favorise en nous la capacité à créer. Mieux savoir qui nous sommes, connecter avec ce qui est original en nous, est une première étape. Nous donnons ainsi naissance à un cercle vertueux qui nous permet à chaque pas d’explorer différents aspects de nous-même… 

   Pour permettre cet élargissement de la conscience de soi, il est utile de bannir de son esprit des mots comme « parfait », « meilleur », « définitif », « absolu », etc. La créativité a besoin d’humilité pour se déployer. Se mettre à l’œuvre en s’imposant la perfection sinon rien… et bien aboutit souvent à ne rien produire, et même à nous décourager de faire tout simplement. Créer est avant tout un jeu : dédramatisez ! Si vous craignez de commettre une faute, d’être jugé, si le souci du regard de l’autre est plus fort que votre désir de vous exprimer, si vous pensez que ce que vous produisez doit être génial, voilà de sérieux freins à pour l’imagination… Donnez congé au censeur qui est en vous ! Se mettre en condition : 

- Quel est le moment de la journée où vous êtes le plus créatif ? Cela peut être n’importe quand, mais il semble qu’il y ait des moments où nous sommes plus sensibles aux messages intuitifs. Gardez donc les activités routinières pour les moments où vous êtes moins inspirés. 

- Y a-t-il un lieu particulier dans lequel vous vous sentez plus créatif ou qui vous inspire? Ce qui serait embêtant serait d’avoir élu le mont Fuji comme lieu d’inspiration unique si vous habitez en France… Il doit bien y avoir pas très loin un lieu qui vous permet de laisser votre imagination vagabonder, permettre à vos sens de capter ce qui vous enchante…

- Quel est votre moyen d’expression privilégié ? Et si vous vous approfondissiez votre connaissance de ses techniques ? Parfois la créativité se délie dans l’expérimentation de nouvelles manières de faire. 

- Avez-vous des rituels, des stratégies particulières ? Les connaître vous permet de vous installer quand vous le désirez dans une posture créatrice en créant les conditions propices.

- Savez-vous connecter la persévérance, la patience et la discipline nécessaires pour amener l’inspiration première jusqu’à la réalisation finale ? Car une idée aussi merveilleuse soit-elle ne prend corps que dans sa réalisation. Cette réalisation demande, comme le dit si bien Thomas Edison, un pour cent d’inspiration et quatre-vingt-dix-neuf pour cent de transpiration. 

- Avez-vous du plaisir à faire ce que vous faites ? L’image romantique du créateur souffrant nous cache souvent cette réalité: s’il n’y a aucun plaisir à faire une activité, nous l’abandonnons. 

- Qui vous inspire ? Ressourcez-vous auprès des personnes qui vous inspirent, apprenez d’elles : comment ont-elles appris, comment travaillent-elles, qu’est-ce qui elles-mêmes les inspire, etc. 

   Stimuler sa créativité n’exige pas de s’engager dans la réalisation d’une œuvre ou d’un projet grandiose, il peut s’agir simplement de personnaliser votre environnement, de réinventer une manière de faire, d’assembler des idées pour en faire naître une nouvelle, de regarder sous un autre angle la réalité pour la percevoir dans toute son étrangeté… 

 

 

               extrait de la newsletter n°36 de la Coach Academie

 

Par Noé
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Jeudi 5 avril 2007

 

par Christophe André, psychiatre et psychothérapeute

 

   

    Être débordé par sa colère, ce n’est pas être démoniaque ou mauvais, c’est simplement avoir du mal à gérer ses émotions. Il faut s’en occuper, car les problèmes liés à la colère sont multiples : dégâts (matériels et relationnels, voire éducatifs) qu’elle provoque dans l’immédiat, puis culpabilité ensuite…

     Il existe de nombreuses stratégies pour apprendre à réguler ses colères. Attention, se défouler (crier ou frapper des objets) ne sert à rien, au contraire : toutes les études montrent que cela muscle plutôt les circuits cérébraux de la colère, et facilite ensuite son retour.

     Il faut plutôt comprendre précisément ce qui nous met en colère : quels idéaux sont bafoués, quelles règles importantes à nos yeux sont violées ? Comprendre aussi que c’est souvent un sentiment d’impuissance qui déclenche les plus fortes colères. Est-ce que je me sens trop souvent sans ressource face à la vie ? Ou au contraire, ai-je du mal à lâcher prise, à accepter de ne pas tout contrôler ?

     Une fois ces questions abordées, il me faudra travailler à développer de nouvelles habitudes de pilotage de mes colères : dès que la colère arrive, respirer bien fort, me rappeler que je suis vulnérable face à elle, et considérer que l’urgence n’est pas d’agir mais de me calmer. Puis, soit exprimer (calmement !) à l’autre que je suis en colère, ce qui suppose de le reconnaître, ce qui n’est pas si facile parfois. Soit quitter temporairement la situation pour faire baisser la pression. Il faut aussi savoir que tout ce qui améliore ma résistance au stress va m’aider : sport, relaxation, temps de sommeil suffisant, vigilance par rapport au surmenage.

 

               extrait de Psychologies.com, sculpture en céramique d'Annie Mallet "Colère"

 

Par Noé
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Mardi 8 janvier 2008

 

  

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            Self-control, équilibre dans le jeu relationnel, attitude exemplaire, finesse de la communication sur le fond comme sur la forme… Autant de conditions indispensables pour affirmer son rôle de manager aux yeux de ses équipes. Voici les conseils pour adopter un certain savoir-être managérial au quotidien.

 
Maîtriser le jeu relationnel 
Un manager doit maîtriser le jeu relationnel dans un contexte qui ne lui est pourtant pas favorable : l’intensification du travail et la pression croissante du temps forcent les individus à aller à l’essentiel, limitant les moments informels. « Ces derniers sont pourtant importants pour désamorcer les problèmes, les conflits, les tensions », remarque Gwénaëlle Poilpot-Rocaboy, maître de conférence et responsable de la formation Développement des compétences managériales à l’IGR-IAE de Rennes.
            Pourtant, la neutralité n’est pas forcément de mise et dépend de la situation dans laquelle on se trouve. Ainsi, il va de soi que le manager ne doit pas rester passif devant un problème important tel que la discrimination ou l’absence d’éthique. C’est là que la notion de courage managérial intervient : « les décisions ne sont pas toujours faciles à prendre mais il ne faut pas laisser faire certaines choses ni laisser pourrir une situation », insiste Gwénaëlle Poilpot-Rocaboy.
            De même, en cas de conflit entre deux subordonnés, il faut absolument éviter la politique de l’autruche auquel cas la situation pourrait rapidement dégénérer. Sans s’impliquer personnellement, « le manager peut servir de médiateur en cherchant à identifier les causes du conflit et les solutions possibles. » Pour gagner la confiance des autres, il faut en effet éviter de prendre parti pour l’un ou pour l’autre, d’entrer dans le jeu des commérages. Vos collaborateurs attendent de vous une équité dans vos rapports avec chacun d’eux.
            Par ailleurs, ne dénigrez jamais votre entreprise ou un collaborateur en public. Vos collaborateurs pourraient se dire que vous pourriez le faire aussi pour eux. En faisant ainsi, en restant discret, vous soignez à la fois votre image et celle de l’entreprise que vous représentez, que ce soit en interne ou en externe.
 
Passer maître dans l’art et la manière de communiquer
            La communication – avec au premier plan les attitudes envers les autres, les mots employés et la manière de dire les choses – fera pencher la balance en votre faveur ou non, vous conférant un caractère répressif et démotivant pour les collaborateurs ou bien, au contraire, encourageant et constructif.
            « Evitez les mots et formulations négatifs qui remettent en cause ce que le collaborateur à pu faire, conseille Gwénaëlle Poilpot-Rocaboy. Par exemple, n’insistez pas sur ce qui ne va pas mais sur les points à améliorer. » Attention également à bien faire la différence entre donner son avis et effectuer un jugement de valeur. Au lieu de dire à un collaborateur ‘Vous êtes incompréhensible’ mieux vaut ‘Je ne comprends pas’.
            L’orthographe est aussi un facteur de décrédibilisation lorsqu’elle n’est pas maîtrisée. Ce qui est malheureusement de plus en plus courant du fait des nouvelles technologies et de la rapidité des échanges. D’ailleurs, les entreprises n’hésitent plus à mettre en place des formations à ce sujet. Gwénaelle Poilpot-Rocaboy de renchérir : « cette défaillance dans la communication écrite – qui se retrouve aussi bien dans les e-mails que dans les rapports – entraîne une perte de légitimité. Face à un manager, on s’attend à un minimum de qualité en termes d’écriture. » En outre, évitez les e-mails lapidaires, les abréviations, etc.
            Enfin, pour la spécialiste, travailler ensemble nécessite de gommer les différences entre les statuts, pour accentuer la proximité et mobiliser les gens. Au contraire, le sentiment de supériorité – parler de soi, se mettre sur un piédestal, avoir une faible considération des autres – engendre l’insatisfaction des collaborateurs.
 
Respecter soi-même ce que l’on impose aux autres
            Le manager doit être attentif à ce que les valeurs et les règles en vigueur dans l’entreprise soient respectées, ainsi qu’un certain savoir-vivre. Pour remporter l’adhésion des collaborateurs, le mieux est de pouvoir établir des règles collectivement, ce qui n’est pas toujours possible. Si elles sont imposées, le manager devra expliquer leur raison d’être, leur finalité pour permettre à chacun de les comprendre.
            A l’évidence, il devra également montrer l’exemple, être le premier à suivre les règles qu’il impose au risque de se discréditer totalement. Ainsi, le téléphone ne doit pas gêner les réunions ou entretiens. Mettez le mobile sur vibreur et ne cédez pas à la tentation de décrocher sauf en cas d’urgence. Respectez les horaires et prévenez vos collaborateurs en cas de retard. Fournisseurs, clients, collaborateurs attendent des réponses de votre part ? Ne laissez pas traîner les choses trop longtemps. De la même manière que vous attendez disponibilité et réactivité de la part de vos collaborateurs, rendez-leur la pareille.

               article publié sur le JDN Management du 2 mai 2007, moteur Alfa Romeo 156 coupé GT
Par Noé
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