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Dimanche 4 mars 2007

 

par Philippe Bloch, fondateur de Columbus Café et auteur de "Bienheureux les fêlés..." éd. Robaert Laffont

 

 

     « Avec tout ce qu’inventent vos chercheurs, comment se fait-il que vous soyez si pauvres en France ? » A l’évidence, mon interlocuteur ne s’est jamais remis de cette attaque lancée par un journaliste américain. Il faut dire que ce pro du capital-risque ne ménage pas ses efforts pour valoriser la recherche et faciliter les transferts de technologie entre les laboratoires et les entreprises. Mais le constat est là, cruel. Notre pays peine à créer des champions internationaux de technologie, et nos plus belles « start-up » sont souvent rachetées par des groupes américains, avant de devenir elles-mêmes des prédateurs.

     Chacun y va bien sûr de son explication : la pénurie de financement initial, la taille de notre marché domestique, la complexité des règlementations, la bureaucratie, la multipropriété intellectuelle trop fréquente, l’absence de culture marketing et entrepreneuriale des ingénieurs, leur rejet de l’économie de marché.

     Fondateur de Cellectis, une société française spécialisée dans la modification des génomes complexes bien partie pour devenir un leader mondial, André Choulika avance quant à lui une autre hypothèse. Nul doute aux yeux de ce docteur en sciences au CV béton, revenu des Etats-Unis pour créer sa boîte : « Le Français veut toujours être premier de la classe, et n’accepte jamais de reconnaître ses erreurs. » En Amérique, l’investisseur demande à l’entrepreneur de lui montrer ses blessures (« Show me your bruises »), vraies garantes à ses yeux de ses qualités humaines. Ici, on préfère vérifier ses diplômes. Et notre champion de l’ADN d’ajouter : « N’oublions jamais que l’expérience est la mémoire des erreurs passées, et qu’esprit de combat et gestion de l’échec sont les deux mamelles de l’entrepreneur. »

  

 

                extrait de l'article "Montre-moi tes blessures" paru dans L'entreprise n°252

Par Noé - Publié dans : Tribunus
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Jeudi 1 mars 2007

 

par Sylvie Baille, coach, maître-praticienne en PNL et formatrice spécialisée en éducation des adultes, co-fondatrice de la Coach Academie

 

 

     Comment se fait-il que certaines personnes sachent organiser leur temps pour profiter au mieux de leur vie, alors que d'autres courent sans cesse après la minute qui manque, l'heure perdue, la journée à rattraper, etc... ? Se pourrait-il que les premières sachent vivre où la vie se passe, ici et maintenant ?

     Voici une métaphore sur le thème du temps : imaginez une banque qui crédite chaque matin votre compte de 86 400 euros et qui, chaque soir, retire du compte tout ce que vous n'avez pas dépensé : que feriez-vous ? Bien sûr, chaque jour, vous retireriez la somme jusqu'au dernier centime ! Et bien vous possèdez ce drôle de compte dans une banque qui s'appelle « le Temps ». Chaque matin, vous avez un crédit de 86 400 secondes et chaque nuit, le compteur est remis à zéro : vous perdez définitivement tout ce que vous n'avez pas utilisé et l'horloge tourne sans retour possible. Ainsi, comment allez-vous utiliser le « crédit » de ce jour ? Comment allez-vous l'investir pour en tirer le meilleur parti en termes de santé, de bonheur et de réussite ? Que vaut pour vous une année ? Un mois ? Une semaine ? Un jour ? Une heure ? Une minute ? Une seconde ? Vous êtes-vous déjà posé la question ? Et quelle est pour vous la réponse ? Chaque moment est un trésor. Ne le partagez pas n'importe comment ou avec n'importe qui. Et souvenez-vous que le temps n'attend jamais personne. Hier, c'est de l'histoire. Demain, c'est du mystère. Aujourd'hui est un cadeau, c'est pourquoi on l'appelle « le présent » ! 

     Que nous dit cette métaphore ? Elle nous demande de prendre conscience de la réalité du temps qui passe. Et de son irréversibilité. C'est une prise de conscience qui peut être source d'angoisse : le temps s'écoule et moi aussi, le temps passe et je passe avec lui. Prendre conscience du temps qui s'égrène, c'est aussi prendre conscience de sa finitude, et c'est pour chacun de nous une  réalité à apprivoiser. Pourtant, n'est-ce pas justement cette limite de notre temps de vie qui valorise chaque instant, qui lui donne une densité particulière ? Plus nous nous permettons de lever le déni de notre finitude et plus le seul fait d'être animé d'une force de vie (ce grand mystère) fait de nous le détenteur d'un trésor. Et il semble soudain indécent de dilapider ces richesses en ruminations du passé, en projections dans le futur, en conflits inutiles, en compulsions diverses, en frustrations de toutes sortes.

     Se former pour devenir coach, c'est entre autres travailler à réduire ces projections dans le passé et l'avenir pour se rendre de plus en plus disponible là où les choses se passent, là où la relation se crée, là où la prise de conscience et le désir de décider de soi s'enracinent : au présent, ici et maintenant. Le coach travaille avec ce qu'il y a de plus vivant chez son client : son éternelle présence dans l'instant.

 

 

               extrait de la Newsletter n°35 de la Coach Academie

Par Noé - Publié dans : Consilium
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Mardi 27 février 2007

Lhamo Dhondrub

     Tout d'abord, pour commencer, un mot sur Lhamo Dhondrub. Peut-être le connaissez-vous sous le nom de Tenzin Gyatso. En tout cas, vous le connaissez très certainement sous son appellation la plus répandue : Sa Sainteté le Dalaï Lama. Il s'agit du chef spirituel du bouddhisme tibétain, et qui vit en exil dans le nord de l'Inde suite à l'invasion de son pays par la Chine. C'est l'auteur de cette jolie phrase, qui est pour moi assez représentative de ce qu'enseigne la philosophie bouddhiste, a distinguo de la religion, plutôt fondée elle sur le concept de la réincarnation. Je dis ceci pour les personnes intéressées par l'étude de cette discipline, que l'on peut aborder du côté que l'on souhaite (même si effectivement, il faudra faire le tri)

     Mais revenons à nos moutons, ou plutôt devrais-je dire à nos lamas (qui eux vivent en Amérique du Sud). Quel enseignement souhaite nous transmettre le bouddhisme ? Tout est basé sur ce qu'ils nomment le concept de la « vacuité ». Pour faire simple, il s'agit de dire que « le vrai bonheur ne dépend d'aucun être, d'aucun objet extérieur, il ne dépend que de nous ». En effet, « la sensation d'être heureux ou malheureux dépend rarement de notre état dans l'absolu, mais de notre perception de la situation, de notre capacité à nous satisfaire de ce que nous avons ».

     Nous vivons aujourd'hui dans une société de l'image. Nous vivons dans un monde où le paraître est le plus important que l'être. Et nous percevons ce monde avec toute cette histoire judéo-chrétienne, culture fortement construite sur le pêché et la culpabilité. Aussi, beaucoup d'individus ne sont pas préparés à affronter ces images culpabilisantes. On nous vend du bonheur prêt-à-consommer, qui assouvi un désir certes, mais laisse le vide au suivant. Nous avons bien compris que le bonheur n’est pas dans le matérialisme. Le bonheur est dans les yeux de celui qui sait la voir. Certains voient le verre à moitié vide, d’autres à moitié plein.

     Il suffit d’écouter autour de soi, toutes ces phrases négatives que l’on entend de bouches de personnes qui ne demandent pas mieux que d’être positives. A quoi cela sert-il d’être positif demandent-ils. « Je ne suis pas négatif, je suis réaliste » rétorquent-ils. « La sensation d’être heureux ou malheureux dépend rarement de notre état dans l’absolu, mais de notre perception de la situation, de notre capacité à nous satisfaire de ce que nous avons ». Après, nous l’avons bien vu dans Matrix, la vie est un choix. Le choix de croire ou de ne pas croire. Le choix de voir ou de ne pas voir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Noé - Publié dans : Neosophia
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Mardi 20 février 2007


    Voici un sujet barbare de prime abord, mais pourtant d'une importance capitale. Il est ici question de causalité au sein des relations humaines, c'est-à-dire de la conséquence de nos actes lors de nos interactions avec les autres. Autant se demander qui est venue en premier entre l'oeuf et la poule. Il s'agit en fait d'un cycle sans fin : c'est ce que nous appelons le concept de circularité.


    Tout cela paraît logique, et pourtant cette évidence disparaît de suite lors de l'émergence d'un quelconque conflit. Certainement connaissez-vous la « loi du Talion »,  qui consiste en la réciprocité du crime et de la peine. Autrement dit : oeil pour oeil, dent pour dent. Nous avons malheureusement dans notre actualité un bien triste exemple extrêmement représentatif de ceci avec le conflit israélo-palestinien. Des kamikazes se font exploser afin de répondre aux sanglantes agressions de Tsahal, la force de défense d'Israël, qui répond elle-même aux actions meurtrières des terroristes palestiniens. Et ainsi de suite. C'est le serpent qui se mord la queue.


    Ce qu'il y a d'étonnant, c'est que, lorsque nous analysons l'étymologie du mot Talion, Talis, nous nous rendons compte qu'il provient du latin et qu'il signifie « pareil ». La loi du Talion, certainement une des plus ancienne loi existante, date du royaume de Babylone. Elle énonçait par exemple que si les enfants du propriétaire d'une maison venaient à mourir lors de l'effondrement de celle-ci, on pouvait mettre à mort le fils du maçon. La première intention de cette loi, louable, était d'éviter que les personnes ne se fassent justice eux-même. Cependant, nous pouvons aisément imaginer l'escalade dans la souffrance et, de fait, dans la violence. Talis, pareil. Nous ne pouvons pas faire un rapprochement avec ce fameux proverbe français qui dit que « plus ça change, plus c'est la même chose ». Nous sommes en plein dedans.


    Et c'est là que l'on prend conscience de cette circularité des interactions humaines. Imaginons un bateau, un petit voilier, avec deux marins à bord. Imaginons que l'un d'entre eux se mettent à tirer sur la voile de son côté. L'autre doit réagir. Aussi exercice-t-il également une pression sur la voile afin de tenter de rétablir l'équilibre. Seulement, le marin qui a tiré en premier sent cette pression et surenchérit de peur de ne plus stabiliser le bateau. Et ainsi de suite. Nous voyons ici que nous sommes proches de notre exemple précédent, de même que dans n'importe quel conflit. Et pourtant... Et pourtant le bateau lui-même serait tout à fait en équilibre sans leurs efforts acrobatiques pour le stabiliser. Pour résoudre cette situation absurde, il faut faire le contraire de ce que nous dit le bon sens : il faut cesser de tirer sur la voile, et l'équilibre sera rétablit (à moins que l'un des deux marins ne tienne absolument à couler le bateau au risque de se noyer !).


    Ainsi, nous pouvons bien voir désormais quelle est l'importance de nos agissements. S'il est vrai que ceux-ci sont toujours une réponse à un quelconque acte, ils sont également toujours la cause d'une réaction. Le destin de l'homme est-il pris en tenaille entre Justice et Vengeance ?



Par Noé - Publié dans : Neosophia
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Dimanche 18 février 2007
Robert Zulli, coach et co-fondateur d'Excelia


    Voilà bien un sujet central au sein de ce que l'on appelle désormais le développement personnel : l'échec est une chance.

    Je rencontre encore de nombreuses personnes aujourd'hui qui ont une vision négative de l'échec et de ce fait, ont peur de l'échec. J'ai assisté il y a deux semaines à une conférence à laquelle participait Bill Gates et qui disait ceci :

"On a eu de la chance : on a été les pionniers et on a pu faire des erreurs. Ce que n'ont pas pu faire nos concurrents"

    Et oui, faire des erreurs est une chance. Oscar Wilde ne disait-il pas que "l'expérience est le nom que l'homme donne à la somme de toutes ses erreurs" ? Pourtant, dans notre société, échouer est toujours mal vu : pensez à quelqu'un qui se présente face à un recruteur après un échec, pensez aux entraîneurs d'équipe de football qu'on limoge à tout va. Et pensez à tous ceux qui ne risquent jamais rien et qui, donc, ne progressent pas.

    Pourtant, il suffit de voir les plus grands champions : ceux qui vont le plus loin sont ceux qui savent se nourrir de leurs échecs. Hugues de Chaunac, patron d'une grande écurie automobile sportive, disait : "
en analysant une défaite, on se sent plus riche que si l'on avait gagné"

   
Ensuite, on peut effectivement se demander si l'on ne risque pas de tomber dans une culture de la défaite. En effet, la dynamique du succès est essentielle à la réussite et c'est là qu'il ne faut pas faire d'amalgames : réussir reste le meilleur tremplin pour se placer dans des conditions psychologiques favorables. L'échec reste une simple source de progrès. Beaucoup aujourd'hui ne savent faire la différence et c'est pourtant nécessaire pour voler dans la vie. L'essentiel est bien de positiver tout acte.

    Souvenons-nous tout de même que, parfois, le bon sens ne nous guide pas toujours dans la bonne direction. J'ai rencontré la semaine dernière un expert en estimation de patrimoine lors de l'état des lieux de mon ancien appartement. Il disait une chose très juste. On parlait de la vente et soulignait qu'il était plus intéressant d'analyser ce qui fonctionne que ce qui ne fonctionne pas... "C'est pas faux !" rétorquerait Perceval !






Par Noé - Publié dans : Neosophia
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